Nos blogueurs bibliophiles favoris évoquent parfois l'intérêt de ces étiquettes, comme Bibliomab et le Bibliomane.

Au delà de nos frontières, on s'est tôt intéressé aux étiquettes des libraires. Les Belges en particulier avec le libraire Emile Van Balberghe, auteur d'une somme intitulée Etiquettes anciennes de libraires belges ou encore Dominique Beckers et son travail de recherche : Un aspect de l'Histoire du Livre en Belgique aux XVIIIe et XIXe siècles : Les étiquettes de libraires et d'imprimeurs. Pour ce dernier, "les étiquettes constituent, dans certains cas, la seule trace d'existence de ces artisans qui n'exerçaient pas une seule profession mais bien, au minimum, celles de libraire et d'imprimeur."

Il existe de par le monde de nombreux collectionneurs, comme l'américain Greg Kindall ou la librairie anglaise Plurabelle qui chacun mettent une partie de leur collection en ligne.

Mais en France, pour une raison que j'ignore, la thématique ne soulève guère un enthousiasme débordant et on attend encore notre expert en ce domaine. A vrai dire, même les collections d'étiquettes ne semblent pas très courantes. A Rouen, le 5 octobre 2003, fut vendue une collection de 175 étiquettes de libraires, papeteries, imprimeries du XVIIIe - XIXe siècles, collées sur des feuillets de papier bleu. Estimée à 120 €, elle fut adjugée 250 €. C'était il y a six ans maintenant.

Avis à l'amateur bibliophile, voilà bien un domaine peu exploré, certainement lucratif, et où un expert est aujourd'hui attendu pour être demain indispensable.