Deux recherches sont possibles au cœur de la base : une recherche simple, tous champs confondus, et une recherche avancée qui permet de détailler sa demande. Tant que la base reste relativement modeste et les résultats peu nombreux, on se contentera de la recherche simple. Les résultats peuvent eux aussi apparaitre de deux manières, au choix de l'utilisateur : en mosaïque d'images ou sous forme de tableau. On préfèrera le tableau qui contient tout de même les images mais qui, par le nombre de renseignements qu'il affiche, est beaucoup plus pratique pour le bibliophile.

L'équipe de la base Provenance propose des expositions virtuelles thématiques dans l'onglet "découverte". Pour l'heure, seule une expo intitulée Femmes de la Renaissance : les livres qu'elles aimaient. Une jolie promenade, où les rencontres anecdotiques offrent de belles perspectives bibliophiles. Ainsi, les reliures que Jean-Christofle Virey fit graver aux armes de l’urne funéraire de son épouse pour que son souvenir, comme il l’inscrivit lui-même sur les volumes de leur bibliothèque commune, survive à la mort et au temps...

Si cet outil peut-être d'un réel secours pour le bibliophile, on regrettera une programmation Java qui rend fastidieuse l'ouverture de plusieurs fenêtres en même temps, pourtant fort utile à la recherche comparative. On peut aussi rester dubitatif devant le résultat proposé selon les requêtes. Si l'outil n'a pas encore faits ses preuves, l'initiative mérite d'être saluée et le détour vaut le « coup d'œil pour le magnifique panorama » nous dirait le guide Michelin de la Bibliopolie.

Enfin, rappelons que d'autres institutions se sont déjà penchées sur la provenance de leurs fonds, telle la bibliothèque de la cathédrale de Canterbury en Angleterre.