Ils sont passionnés de lectures classiques et de livres anciens, ils l'affirment en gravant l'empreinte de leurs coup-de-cœurs bibliophiles dans leur propre peau. Ils ont en général entre 20 et 30 ans et savent exactement ce qu'ils veulent, jusqu'à la forme de la police. « Hier pour mon 27ème anniversaire, je me suis offert ce tatouage, explique Alizon sur son blog, Il est à l'intérieur de mon avant-bras droit et c'est une citation de Howards End par E. M. Forster, publié en 1910. La typographie est du Tagettes, sauf pour l'esperluette qui est en Monotype Corsiva. » Plus radical encore, cet anonyme a fait tatouer sur son bras la définition de bibliophilie dans l'Oxford English Dictionary et celui-ci, le livre lui-même.

Les bibliophiles tatoués ne sont pas seuls et isolés, ils fondent de véritables communautés qui se retrouvent sur des sites tels que contrariwise ou Book Worm with Inks... Le phénomène est si important chez nos voisins (534 000 résultats avec Google images) que en octobre HarperCollins va sortir un livre référence sur le sujet : The Word Made Flesh: Literary Tattoos From Bookworms Worldwide. Cette nouvelle manie bibliophile ne fait pas que des adeptes et déjà les détracteurs ont leurs mots à écrire à l'encre électronique comme ici.

Etrange glissement bibliophile où les fers dorés sur la peau d'un veau mort cèdent leur place à l'encre brune sur la peau du lecteur... bien vivant, lui.