La Bibliothèque universitaire de Lyon s'interroge sur de curieux marque-pages à roulette retrouvés entre deux feuillets de quelques ouvrages anciens. « Cet objet, réalisé en parchemin, permet de retrouver rapidement un passage. Les chiffres figurant sur le disque mobile servent à désigner l'une des quatre colonnes des deux pages entre lesquelles est placé le signet. La ligne est indiquée en le faisant coulisser le long d'un ruban ou d'une ficelle. Notre exemplaire se trouve dans la grande bible latine publiée en 1550 par Sébastien Gryphe, sa datation est inconnue. », peut-on lire sur le blog de la B.U.

Un outil pratique qui était sans doute d'utilisation courante puisque on peut en voir un autre spécimen, probablement du XIVe siècle, dans un manuscrit de la Bibliothèque municipale d’Autun. Cet instrument a-t-il été conçu par les copistes des manuscrits pour faciliter leur travail comme le pense Jean Destrez ? Il aurait ensuite été imité au bénéfice des lecteurs d’ouvrages imprimés, comme dans l’exemple lyonnais ? Ou a-t-il été conçu d’emblée à l’usage de ces mêmes lecteurs ? Toutes ces questions restent en suspens.

Source : Interfaces/Livres anciens de l'université de Lyon.